
Messages: 72 Date d'inscription: 13/06/2011
 | Sujet: En clair - Les éléments frappent, le Japon plonge. Lun 13 Juin - 19:33 | |
| Samedi 13 Octobre 2012 - 17h31 heure locale Séisme de magnitude 7,7 sur l’échelle de Richter Ce séisme, d'une durée de une à deux minutes, eut une force largement inférieure à celui de 2011 (environ cent fois moindre). Sa dangerosité est essentiellement due à la proximité de l'épicentre avec la région surpeuplée de Tokyo. Les conséquences du tremblement de terre en lui-même furent peu nombreuses. Le peuple japonais étant entrainé aux mesures de sécurité de circonstance et les bâtiments étant construits selon des normes anti-sismiques importantes, peu d'incidents graves furent à déplorer. Ceci dit, des incendies se déclarèrent suite à la rupture de conduites de gaz et des accidents isolés furent signalés, ce qui requit le déploiement d'importants moyens de secours. L'alerte au tsunami fut déclenché quelques secondes après la fin de la secousse, alertant tous les habitants de la côte Pacifique.
Samedi 13 Octobre 2012 - 17h40 heure locale Tsunami : une vague de 4m de hauteur frappe les côtes du Japon Huit minutes après le tremblement de terre, une vague de 1 à 7 m de haut (selon les zones littorales) s’abat sur les zones côtières les plus proches de l'épicentre. Le Japon s'étant, au fil des années, étendu sur l'océan pour gagner de l'espace, les littoraux sont extrêmement industrialisés et bâtis. Les digues aménagées pour faire face à un tel scénario retiennent le plus gros du tsunami, faisant gagner à la population quelques minutes, mais elles cèdent finalement en de nombreux endroits lorsqu'une réplique de 6,9 se fait sentir au même moment. Les ravages sont alors importants malgré une avancée dans les terres toute relative (2200m au plus fort).
La ville de Tokyo et ses environs sont protégées par la baie de Tokyo, au fond de laquelle ils sont situés. Ils gagnent ainsi deux à trois minutes supplémentaires. La force des flots ayant été affaiblie par les défenses naturelles, les digues résistent plus facilement. Certains endroits sont quasiment voir totalement épargnés, notamment le centre de Tokyo, soigneusement protégé. D’autres sont plus durement touchées ou moins bien protégées, le tsunami balaye alors les ports, charriant de nombreux objets qu’il rejette à l’intérieur des terres. Ainsi, Ōta, arrondissement de Tokyo, ainsi que des zones importantes des villes de Chiba et de Yokohama sont très durement touchées. Les dégâts matériels y sont importants. Mais plus encore, ce sont les disparitions de victimes qui choquent la population.
Mois d'octobre 2012 Un total de 81 répliques de magnitude 6,9 à 3,1 sont enregistrées Les répliques suivant un important tremblement de terre sont extrêmement dangereuses. En effet, les victimes sont fragilisées, des bâtiments peuvent être endommagés, et les secours sont à pied d’œuvre pour venir en aide aux nombreux sinistrés. Dans ces conditions, un nouveau séisme peut surprendre au plus mauvais moment. Ainsi, le 14 octobre, les télévisions japonaises rapportent l’effondrement d’un immeuble à Yokohama sur une équipe de secours, après une secousse de 6,4. Le 15, c’est une digue à Ōta qui cède lors d’une secousse de 6,1, emportant les ingénieurs et ouvriers qui essayaient de la consolider et submergeant le quartier qu’elle protégeait. Les exemples de ce genre s’accumulent et finissent d’affaiblir la population locale.
- Repères - NB : Ces cartes ont été modifiées par Psychadelya depuis des originaux d'auteurs inconnus.
- Carte du Japon avec matérialisation de l'épicentre et de la propagation du tsunami
- Carte de la baie de Tokyo et matérialisation de l'entrée du tsunami dans les terres
Dernière édition par Tsunami le Mer 15 Juin - 18:31, édité 1 fois |
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Messages: 72 Date d'inscription: 13/06/2011
 | Sujet: Re: En clair - Les éléments frappent, le Japon plonge. Lun 13 Juin - 19:37 | |
| Comprendre la crise que traverse le Japon
Un pays affaibli
Séisme, tsunami, nucléaire : les trois catastrophes de 2011 ont été difficiles à supporter pour une bonne part de la population. Morts, disparitions, déménagements, déracinements, traumatismes… Nombreux sont les japonais de la région de Sendai à avoir changé de vie en gagnant le sud. De nombreuses entreprises ont été touchées, gênant ainsi celles dont elles étaient le fournisseur. L’économie du pays s’en remit difficilement. Les moyens alloués par le gouvernement pour remédier à la situation étaient importants mais causèrent l’endettement du Japon.
Une gestion critiquée
La crise nucléaire fut celle qui causa le plus de dégâts : tremblement de terre, tsunami, les japonais y étaient habitués et savaient faire face à de tels évènements, mais contre un ennemi invisible, l’inquiétude montait. La manière dont les évènements étaient gérés et présentés par le gouvernement et l’entreprise propriétaire de Fukushima déplut fortement. Des travaux furent alors lancés dans tout le pays pour éviter que l’histoire ne se répète : digues contre les tsunamis, surprotection des centrales nucléaires… Il fallut également nettoyer les zones dévastées, faisant appel à des travailleurs d’autres régions qui purent alors mesurer l’ampleur du désastre… Mais des rumeurs de corruption s’élevèrent bientôt. Des fonds d’aide venant de l’étranger ou du Japon auraient été en partie empochés par des grands pontes. En conséquence, des projets de construction auraient vu leur budget réduit et donc leur résistance atténuée.
La goutte qui fit déborder le vase
Les catastrophes d’octobre 2013 ne firent que renforcer les convictions des japonais. Des digues avaient cédé là où elles n’auraient pas dû. Les secours avaient manqué de moyens alors qu’ils étaient censés être la priorité du gouvernement. Et encore une fois, les morts, les disparitions et les traumatismes furent nombreux. Certains perdirent tout ce qu’ils avaient, pour la deuxième fois en 18 mois.
Certains perdirent leurs proches… et burent pour oublier. Certains perdirent leur travail… et volèrent pour survivre. Certains perdirent leur domicile… et squattèrent pour vivre. Certains perdirent la foi… et se révoltèrent pour exister.
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