MATSUSHITA Itsuki - Oyabun

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Matsushita Itsuki
ADMIN - I'm the boss

Messages: 70
Date d'inscription: 22/06/2011
Âge RP : 34 ans
Célébrité: Nagase Tomoya
Nationalité : Japonaise


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Emploi : Oyabun - Boss des WF
Relations :
Pensées :

MessageSujet: MATSUSHITA Itsuki - Oyabun Jeu 23 Juin - 11:48

MATSUSHITA Itsuki
21 octobre 1978 (34 ans) - Tokyo (Japon) - Célibataire
1m84 - Cheveux brun foncé - Yeux noirs
Irezumi : couvre son dos et ses épaules - dragon au milieu de nuages
En bonne santé, fumeur - Casier judiciaire pour coups et blessures


- Caractère -
Exigeant - Impulsif - Colérique - Intrépide - Bruyant - Malin - Charismatique - Meneur - Obstiné - Fidèle - Plaisantin - Énergique - Consciencieux - Inébranlable - Honorable

Itsuki est un homme bien différent de son père qui fut en son temps un oyabun respectable et respecté, posé et cultivé. Son fils aîné, lui, n’est pas du style à rester assis au fond de son siege et à signer des paperasses et donner des ordres sans connaître la réalité du terrain. Il déteste la passivité, ne tient tout simplement pas en place, et est toujours aux quatre coins de son territoire pour vérifier de ses propres yeux le bon déroulement de ses affaires. Ce n’est pas qu’il ne fait pas confiance à ses hommes, au contraire, il sait déléguer les responsabilités et est assez bon juge de caractères pour rarement se tromper. C’est surtout sa manière de régner : assurer sa présence et rappeler à tous constamment qui mène la danse. Il n’a pas peur de se mouiller et rien ne l’effraye, rien ne l’arrête, c’est également ce qui a fait sa réputation. Autrefois renommé pour être imbattable au combat, on lui reconnait surtout aujourd’hui une grande qualité de leader : ses promesses sont toujours tenues. Ses hommes comme ses clients peuvent compter sur lui en toutes circonstances et il attache une importance extrême au code de l’honneur.
Ainsi, même s’il apprécie énormément la compagnie des femmes, sur tous les plans, il les respectera toujours ; même avec une demi-douzaine de vodkas dans le sang (il faut avouer aussi qu’il a une bonne résistance à l’acool, ça aide).
- Aime -
Ses passions se devinent à ses activités : le combat coule dans ses veines et c'est un judoka de haut niveau, il a une chance du diable et les jeux de casino ne lui résistent pas, alors ne parlons même pas des femmes... C'est un gros fumeur et un bon vivant, qui apprécie beaucoup l'alcool mais surtout les cocktails fruités et tout ce qui est sucré. Pour se détendre, dramas et films d'actions sont ses passe-temps fétiches, mais s'il est véritablement énervé, une promenade nocturne est la seule chose qui pourra l'apaiser (enfin, ça et réduire quelqu'un en purée), avec quelques coups de gueule au passage.

- N'aime pas -
Itsuki déteste perdre. Lorsque cela arrive (heureusement peu souvent), mieux vaut le fuir et vous boucher les oreilles. De son humble avis, il n'a peur de rien, mais est allergique à beaucoup de choses (au sens figuré) tels que les endives, les ananas, le tofu, les cravates trop serrées, les traitres, les piafs, ceux qui brisent ses règles, le football, les lèche-bottes... et la liste est encore bien longue. Ce qu'il ne vous dira jamais c'est qu'il abhorre la solitude, seule chose qui puisse le faire déprimer. Et pour finir : oui, l’oyabun ne supporte pas le café noir et ne peut avaler son café qu’avec deux morceaux de sucre et une dose de crème, ça vous pose un problème ?! Allez donc voir le fond de la baie de Tokyo d’un peu plus près et on en reparlera.


Oyabun - Chef du clan des White Fangs
Réveillé aux aurores par les allées et venues des hommes de main de son père, Itsuki avait enfilé hâtivement les premiers vêtements venus en réalisant que quelque chose d’important se préparait. Il sautillait derrière son père en essayant de rentrer dans la deuxième jambe de son pantalon, suppliant l’oyabun de l’emmener avec lui. Celui-ci s’arrêta et sourit avec amusement devant le spectacle que présentait son fils aîné. Il lui tapota la joue et répondit : « Plus tard tu pourras rejoindre le clan, mon fils. En attendant, j’ai besoin de toi ici, pour veiller sur ta petite sœur. »
Itsuki fit la moue et jeta un coup d’œil vers la chambre parentale. Depuis la porte, sa belle-mère les observait, tout en berçant tendrement sa fille de quelques mois. Itsuki n’avait pas d’affection particulière envers la seconde épouse de son père. Il la respectait, mais ne pourrait jamais l’appeler ‘maman’. La femme qui avait mérité ce mot était partie vivre aux Etats-Unis il y a trois ans, après avoir obtenu le divorce. Elle continuait à le contacter très régulièrement cependant, et ce n’est pas parce qu’elle était physiquement absente que quelqu’un d’autre pourrait prendre sa place.
Il y avait sa demi-sœur cependant. Ils avaient treize ans d’écart. Sa mère à lui avait été incapable de porter un autre enfant après sa naissance. Il aurait pourtant voulu un demi-frère… Il devrait faire avec une fille. Et parce que c’était sa petite sœur, demi ou pas, son père avait insisté pour qu’il veille sur elle. C’était sa mission. Il ne faillirait pas. Il croisa les bras et leva le menton. Avec tout le sérieux et la solennité qu’il pouvait invoquer, il hocha la tête.
Satisfait, son père s’éloigna avec un petit rire attendri. Itsuki se détourna et vint se planter près de la chambre parentale, dos au mur. Sa belle-mère rit doucement à son tour devant son expression déterminée. Il devait bien lui reconnaître au moins cela : elle avait un rire et un sourire magnifique. Il fit la moue. Elle lui proposa d’aller prendre le petit-déjeuner et il prétendit qu’il n’acceptait qu’à contrecœur pour compléter son rôle de protecteur, comme il avait vu faire dans le film l’autre soir. Bien entendu, cela ne l’empêcha pas d’inhaler son repas. Lorsqu’il se retrouva avec sa demi-sœur dans les bras tandis que sa belle-mère allait chercher son biberon, il faisait moins le malin, c’est certain. Quasiment sûr qu’il allait la casser s’il remuait un doigt, il resta figé en fixant le visage rond.
« Tu seras ma mort. » murmura-t-il lorsqu’elle se mit à rire à son tour. Une petite sœur, non mais quelle idée vraiment…

Les mains dans les poches, il pénétra dans l’entrepôt désaffecté où on lui avait donné rendez-vous. Une dizaine de yankees d’un lycée voisin l’attendaient, l’air mauvais. Il haussa un sourcil, peu impressionné. Il jeta son sac de cours au loin et leur fit signe d’avancer d’un geste de la main. « Magnez-vous, j’ai cours dans une demi-heure. Senseï me tuera si je suis encore à la bourre. »
Son flegme horripila ses adversaires qui se jetèrent sans lui sans hésitation, une pluie d’insultes se déversant de leurs lèvres. Itsuki ne retint pas un sourire en coin et attrapa le plus proche par le poignet, usant de son élan pour l’envoyer valser sur l’un de ses amis. Il esquiva un coup de poing et décocha en retour un coup de pied à la détente puissante.
Une dizaine de minutes plus tard, l’entrepôt était parsemé de corps gémissants ou inconscients. Itsuki s’épousseta, récupéra son sac et lança par-dessus son épaule : « Touchez de nouveau à l’un de mes amis et je vous balance dans la baie. »
Il sortit de la zone abandonnée. Les passants lui lancèrent quelques coups d’œil furtifs en apercevant ses vêtements froissés et son visage malmené. Il lissa distraitement sa tenue et plaça quelques mèches aux endroits stratégiques. Cela ne méritait pas beaucoup d’efforts supplémentaires : de toute façon il allait se faire remonter les bretelles alors. Pourtant, lorsqu’il passa devant la pharmacie, la femme du gérant l’aperçut et le força à s’arrêter le temps qu’elle applique quelques pansements sur ses plaies. Il fit la moue. Il n’avait plus dix ans, il pouvait bien supporter quelques égratignures.
« Arrête de bouder Matsushita-kun. » le gronda gentiment la vieille dame. « Un grand garçon comme toi doit montrer l’exemple. Si mon petit-fils te voit, il voudra encore t’imiter, tu te souviens de ce que ça a donné la dernière fois ! »
«Sumimasen. » murmura-t-il avant de partir.

Il s’ennuyait ce soir comme ça ne devrait pas être permis. Il sortit une cigarette de sa veste, laissa l’un de ses subalternes l’allumer pour lui et soupira avant de prendre une bouffée. La nuit était bien calme, comme trop souvent les mardis. Il se chargeait de patrouiller leur territoire sur Shibuya avec quelques hommes, mais il n’avait qu’une envie : rentrer dans l’un des clubs d’hôtesses. Au moins, il pourrait y trouver un peu plus d’ambiance… ou ne serait-ce que de l’alcool !
Un bruit de course le sortit de ses pensées. Il se retourna juste à temps pour intercepter une jolie jeune femme à bout de souffle. La soirée devenait tout de suite plus intéressante ! « Où courez-vous donc ainsi gente dame ? » lui demanda-t-il avec un sourire séducteur. L’étudiante tendit un doigt tremblant derrière elle. Ce n’est qu’alors qu’Itsuki remarqua la demi-douzaine d’hommes courant dans leur direction. Il portait l’uniforme d’un club des environs, à la réputation… peu recommandable. Les voisins murmuraient qu’on y vendait de la drogue et que tout témoin gênant était menacé s’il ne coopérait pas. Itsuki afficha une lippe méprisante. Il eut un claquement des doigts paresseux et ses subordonnés se déployèrent aussitôt. « Effrayer les demoiselles et troubler l’ordre public, tss tsss tsss… »
Bien décidé à s’amuser un peu lui aussi, Itsuki confia la victime à son ami et bras droit, Nakamura Kensaku, et remonta ses manches avec un sourire mauvais. « Apprenons les bonnes manières à ces messieurs… » Ils les saisirent vivement et les trainèrent jusqu’à leur club, où Itsuki se fit un devoir de mettre les points sur les I pour le compte de son père.
Ah, quelle belle soirée…

Un jour ou l’autre, il aurait pris cette place. Il avait cependant imaginé que ce serait parce que son père aurait pris sa retraite… pas parce qu’il serait mort, écrasé par un stupide bloc de béton tombant d’un vieux bâtiment désaffecté utilisé comme point de rencontre lors du séisme. Et avec lui, tous ses lieutenants et ses hommes de confiance… quelles pertes pour le clan.
Avachi dans le large fauteuil de cuir dans lequel son père présidait autrefois les réunions, Itsuki soupira et se massa le nez. Lorsqu’il se redressa finalement, il fixa les deux hommes qu’il avait convoqué devant lui : Nakamura Kensaku, son meilleur ami, et Kang Yong Suk, un homme de confiance dont les origines coréennes étaient un atout. Il venait de les nommer respectivement premier et second lieutenant. Il s’agissait de son deuxième acte en tant qu’oyabun, le premier ayant été d’organiser les funérailles. Le troisième serait d’annoncer publiquement l’ouverture du clan aux femmes. Il fallait bien se faire détester un peu des vieux schnocks, sans quoi ce ne serait pas drôle… Et s’il ne mettait pas un peu de piment, il allait se mettre à pleurer, la honte ! Plutôt noyer son chagrin dans l’alcool tiens, même si ça signifiait se faire engueuler par sa petite sœur.
Il se leva et frappa de son poing sa paume gauche. « Yosh… au boulot ! »


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